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Nom du blog :
malicious
Description du blog :
Monde où Ombres et Lumières, Souffrances et Joies se tiennent par la main...En une ronde mortelle...
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Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
17.11.2006
Dernière mise à jour :
17.11.2007
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Quand les souvenirs envahissent le présent passé

Posté le 17.11.2007 par malicious
Ben voilà... Le dernier message publié sur ce blog...

J'avais commencé à écrire sur une feuille de papier ce que je comptais vous dire, comme pour un discours. Mais j'ai réalisé qu'en fait les plus beaux discours ne sont pas ceux que l'on prépare des heures à l'avance, mais ceux qui viennent tout simplement du fond du coeur.

Je veux vous dire merci. Merci d'avoir cru en ce petit garçon un peu perdu que j'étais au commencement de ce bref voyage. Merci d'avoir pris le temps de lire mes premiers balbutiements dans le monde féerique de la poésie. Merci.

En regardant cette page internet, paumée parmi des milliards, je revois un an de ma vie. Et son évolution. Impressionnant comme les choses changent. J’ai appris que les choses les plus simples sont les meilleures. Ca paraît stupide dit comme cela, mais en fait c’est terriblement vrai.

J’ai appris aussi que l’amitié, même au travers d’un ordinateur, ça pouvait marcher quand même. C’est comme pour tout, ‘suffit d’y croire.

J’ai appris que les illusions, les rêves et les utopies, c’est important. Car si chacun y croit, ils n’en sont plus.
Une petite boule au fond de la gorge. Ce doit être les émotions que le temps érode.

Ben voilà… La fin approche… Elle est là, je la contemple. Je l’écris même. ‘Amusant d’écrire sa fin. Son néant.

J’écris quoi maintenant ? C’est dur de raconter sa fin quand même. Dur de décrire un crépuscule.

Ah ouais. Merci encore… Je laisse ce blog en jachère. Je n’y retournerai plus je crois. Peut-être un jour… Quand je serai devenu justicier fantôme, étudiant stupide, ou aurore inachevée.

Peut-être.

Rien ne meurt en fait. Rien. Rien n’est Rien d’ailleurs. Rien naît de Rien. Rien hait Rien.

Merci du fond de l’âme. De lame. De l’arme. De larme.

A bientôt quelque part dans l’inconnu.

Malicious.



--

Le Saule Pleureur

Posté le 13.10.2007 par malicious
Que l'on plante un saule joyeux
Sur ma tombe de pierre bleue
Que l'on apaise un sol peiné
Meurtri de pluies acidifiées.

Que l'on grave en gros caractères
"Voici la fin d'un éphémère"
Que l'on bâtisse un arc-en-ciel
De sentiments artificiels.

Que les doux échos du silence
Dans ma tête lentement dansent
Que soient remplacés par le calme
Les longs hurlements du napalm.

Qu'un bouquet de roses flétries
Ornent les restes de ma vie
Que les émotions au goût âcre
Soient éparpillées dans du nacre.

Alors amputé de mon corps
Et l'analgésie commencée
Je pourrais partir sans remords
Par cette anfractuosité...

Malicious

Disynchronie

Posté le 12.10.2007 par malicious
Le garçon naquit ce jour là, dans l'hôpital d'une petite ville française. Il apprit à parler relativement tôt et formulait des phrases bien construites. Il adorait faire des puzzles. Des puzzles de cent pièces. Il entra à l'école. Il s'ennuyait. Il déménagea. Le primaire arriva. L'enfant aimait les jeux où il fallait imaginer des histoires fantastiques. Il n'avait pas énormément d'amis. Pas d'amis du tout en fait. Seulement des "copains". Il travaillait bien mais s'ennuyait.Il déménagea. Le travail des parents. Et le collège arriva. Cinq classes, trente-cinq à quarante élèves par niveau. De quoi se fondre dans la masse. Et il fondit. Sa joie de vivre suivit le même procédé. Il parlait peu. Il commençait à se sentir différent, en cette année de sixième. Il travaillait toujours bien. Dans les trois premiers de sa classe. Les parents étaient contents. L'année de cinquième approcha rapidement. Le jeune garçon allait souvent à la bibliothèque dévorer des encyclopédies scientifiques. L'atome, Newton et d'autres choses encore. Sa différence s'accroissait. Il se sentait mal dans sa peau. Chaque émotion semblait décuplée. Sa tristesse aussi. Il voulait arracher cette peau. Brûler ce corps. Tuer cet être. Par hasard, il lut un livre parlant des enfants dits "surdoués". Il ressemblait tant à eux. Aux descriptions données. Comme d'une espère rare. Il se rattacha à ce maigre espoir pour expliquer sa différence. Il se sentait comme fou. Comme anormal. Il en parla donc à ses parents qui acceptèrent après moult discussions. Il passa chez un psychologue des "tests de QI, de Quotient Intellectuel, déterminant si oui ou non précocité il y avait. Les questions étaient étranges. Il revint une semaine plus tard afin de recevoir les résultats. Ceux-ci confirmèrent son pressentiment. La douleur avait un nom!...

Il n'oubliera jamais ce jour. Il se souvint même que des personnes de sa famille prononcèrent des "félicitations !" ou d'autres formules de ce genre. Mais oui!... Félicitations!... "Comme si j'y était pour quelque chose" pensa-t-il amèrement. Et il se sentait toujours différent. Il avait toujours ce petit décalage avec les autres. Ce décalage de conception. De vision des choses. Les hommes n'aiment pas la différence. Il souffrit donc, se travestissant. Oh bien sûr ce n'était rien comparé aux horreurs se passant quotidiennement dans le monde. Mais il souffrit énormément. Une souffrance intérieure collant à la chair... Il voulut mourir parfois, ne trouvant plus de sens à sa vie... Il voulut...

Aujourd'hui le jeune homme fixe le clavier de son ordinateur. Il tape ses maux. Il contemple la pâleur de l'écran, un triste sourire se dessinant sur son visage... Il espère que ses mots ne seront pas vus comme un récit stupide et mièvre, mais plutôt comme un retour sur soi, une réalité tue, une page de son journal...

[Ceci est l'avant dernier article de ce blog. Il est temps je crois de cesser. Tout cesse un jour. Les meilleures choses comme les pires. Les meilleures surtout. Partent les premières. Allons les rejoindre...]

A très bientôt.

Votre dévoué Malicious (j'ai toujours rêvé de dire ça ^^)

PS : Image de ce cher Franquin, de son album intitulé "Idées Noires"

En Vers Le Miroir

Posté le 04.10.2007 par malicious
En Vers Le Miroir


Par un beau jour de tristesse, il fut là, très las
Près du toit sur lequel il était accoudé
A se mutiler au son lancinant du glas
A regarder tristement sa vie trépasser.

Il se tint debout, ne joignant plus les deux bouts
Quand le jeu des maux se fit encore plus intense
Et qu’un raz de détresse le saisit d’un coup
Inondant tout son être d’une douce errance.

L’homme fut bientôt pris au cœur d’un pincement
Songes cruels l’envahirent en des trompes l’âme
Son cœur flasque coulait, et des flaques de sang
Assombrirent de son existence la trame.

Il aurait souhaité avoir une grande trappe
Leurrant comme ça son chagrin à fleur de peau
Et échappant ainsi à l’amour qui vous happe
Vous tire brutalement de vos paisibles eaux.

Peu à peu les sens de son corps s’évaporèrent
Douloureusement l’écrin du temps retombait
Sous le poids des damnés ses espoirs se plièrent
Comme le clou en fer d’un spectacle raté.

L’envers du miroir étant assez terrifiant
La goutte de sang qui fit déborder son cœur
Fut un fleuve de vers que conduisit le vent
Au gré des courants et de leurs longues langueurs.

L’homme s’envola du haut du toit, près de toi
Un souffle de douleur le porta jusqu’aux cieux
Cet étrange zéphyr fut le son de ta voix
Quand pour la première fois tu ouvris les yeux.

Et maintenant que le froid mord dans l’âme
Croquant à pleine dent cette chair putréfiée
Que dans l’obscurité les volontés se pâment
Y en a-t-il un qui osera se lever
Et clamer tout haut « Je veux m’envoler » ?

Malicious

La Zone A

Posté le 27.09.2007 par malicious
L’immense pièce baignait dans l’obscurité. Une atmosphère insalubre régnait, partageant parfois son trône avec celle de la souffrance. L’endroit était séparé en plusieurs parties délimitées par un grillage. Les murs étaient gris, tâchés par quelque substance sombre.

C’était ici que je naquis. Cela faisait maintenant quinze ans que je vivais dans cet espace que je partageais avec mes camarades. Je ne pouvais me mouvoir et devais rester constamment assis ou à genoux, entouré de fils de fer. A dix ans, je vis les Monstres emporter ma mère vers la Zone A, celle d’où l’on ne revenait pas. Avant de partir, ma génitrice eu juste le temps de m’embrasser sur la joue. Son baiser était humide de larmes. Lorsque j’avais peur quand je sentais les Monstres rôder ou entendais d’effroyables cris, je posais ma main sur mon visage, comme si elle était encore là, et sûrement dans le futile espoir de la voir réapparaître le temps d’une caresse. Depuis ma naissance, je portais la Marque sur mon épaule. Tous nous portions la Marque. Un jour, je vis comment elle se créait. Un des Monstres s’était approché avec un long bâton rouge d’un jeune enfant, à peine deux semaines d’existence, et le lui avait enfoncé dans la peau. Je m’en rappelais encore. Une odeur de chair brûlée avait infesté les lieux pendant longtemps. Mais ce dont je me souvenais le plus, c’était que l’étrange objet faiseur de Marque brillait. Cette lumière perçant les ténèbres me fascinait. La lumière… Une illusion que je n’avais presque jamais entrevue. Je me demandais souvent pourquoi nous étions ici, entassés dans ces geôles suppurant l’abjection. Pourquoi la nourriture avait un goût infect et paraissait être d’origine humaine ? Pourquoi des gémissements étouffés brisaient régulièrement le silence pesant ? Tant de questions dont je n’aurai probablement jamais les réponses…
Et puis un jour cela arriva… Les Monstres arrivèrent. « Encore un malheureux qui va finir en Zone A » pensais-je avec amertume. Amertume mêlée de tristesse lorsque ceux-ci se dirigèrent vers moi. Dans d’affreux grognements ils me soulevèrent brutalement et me sortirent de la cage, sous le regard peiné de mes semblables. J’allais savoir… Mais à quel prix… Je fus transporté dans un long corridor, et ensuite amené dans une pièce étrange. La Zone A. Là où ma mère périt d’après les anciens. J’avais peur, je tremblais de tous mes membres engourdis par la frayeur. Ils me placèrent sur un tapis qui avançait tout seul, sur lequel se trouvaient déjà beaucoup de mes congénères. Ma curiosité fut de courte durée. Elle stoppa net lorsque tout à coup j’entendis un hurlement terrifiant, reflet dérisoire d’une douleur inhumaine. Ma gorge se noua. J’approchais. Et je vis. Devant moi se tenait une bouche énorme, aux dents d’acier rougis par le sang. Un vieil homme, la troisième personne avant moi sur le tapis roulant, se fit broyer par la machine infernale. Il expira dans un horrible gargouillis. Ses tripes et ses boyaux pendaient encore aux mâchoires qu’un petit enfant fut englouti également. Soudain mon regard croisa celui d’un des Monstres : il était glacial et totalement absent de compassion. Il souriait même, sans aucune chaleur, seulement avec ce qui semblait être du sadisme. Plus qu’une seule personne. Dans un atroce bruit de vie brisée, elle disparut. Noyé dans mes pleurs amers, j’attendais la fin inévitable. J’entendais des geignements douloureux dans toute la salle qui suintait la putréfaction de tous ses pores. Avant de me faire dévorer par la bouche à l’appétit insatiable, je me demandais quels pouvaient bien être les êtres capables d’une telle cruauté. De cet impitoyable charnier. Je tombai dans la gueule béante, lentement, comme si le temps s’était soudainement ralenti. Je sentis le métal froid transpercer ma peau, réduire mon corps en bouilli.
Et les ténèbres furent… A jamais…

Non loin de là, à quelques kilomètres de l’usine où le bétail était abattu, dans un magasin rattaché à cette dernière, se trouvait une famille : un mâle, une femelle, et deux charmants bambins à la mine réjouie. Le soir même, un barbecue dans le jardin était prévu en compagnie des voisins, de braves gens de la haute société, l’élite quoi, et l’on manquait de viande. Ils étaient donc là, devant le comptoir, où s’étalait une quantité phénoménale de chair crue.
« Mais oui bien sûr Madame, répondit le boucher, c’est de la première fraîcheur. L’us… Enfin les pâturages sont juste à côté. Les bêtes sont élevées dans des conditions favorisant l’épanouissement, la santé, et garantissant un produit de qualité. La chair, c’est pas cher est notre devise. Les animaux sont nourris sainement, afin que vous, très chers clients, puissiez savourer cette viande délicate, au goût savoureux.
-D’accord, répliqua le père. Je suis vraiment content que de nos jours il y en ait qui prennent soin de la Nature et de ses progénitures.
-Donc ce sera pour vous ?
-Trois morceaux de celle-ci, et deux de celle-là, répondit l’autre en désignant de son doigt dodu les plus belles pièces.
-Parfait. Cela vous fait cinquante euros et treize cents. Et, ajouta le commerçants commercial, j’offre à vos enfants un peu de pâté à déguster. Cadeau de la maison. »
Sous les cris de joie de ceux-ci, il leur tendit des petits carrés de pâté. Ils le dévorèrent goulûment. Puis la famille rentra chez elle, chargée de leurs achats.
Une soirée culinaire s’annonçait, sous le signe de l’appétit…

De longues plaintes lancinantes sortaient de l’usine, dans le silence et l’indifférence totale. La chair, c’est pas cher… Seulement des vies insignifiantes…

Et les Monstres ricanèrent…


Malicious

Vers les Etoiles

Posté le 22.09.2007 par malicious
Vers les étoiles...

Les rayons du Soleil me lèchent la peau... Le vent la caresse doucement... Avec la langueur d'une plume chutant dans les cieux... Se noyant dans l'eau...

Le déclin commence... L'horizon s'embrase peu à peu... Les nuages prennent des couleurs roses et dorées... Ils semblent immenses...

Puis la Lune apparait... L'autre s'enfuit... Horrifié... Sa douceur vient jusqu'à moi... Englobant le désarroi...

Elle me sourit... Narquoise... De ses lèvres ardoises... Sa blancheur luit...

Où allons-nous...?

Vers les étoiles...

Miranda (Me2You) Rose

Posté le 22.09.2007 par malicious
...Surprise...

Miranda (Me2You) Bouquet Fleurs

Posté le 22.09.2007 par malicious
...Il aime beaucoup les fleurs...

Miranda (Me2You) Blessé

Posté le 22.09.2007 par malicious
...Blessé par l'amour... Les pansements ne servent à rien... Ou ils sont placé au mauvaise endroit...

Miranda (Me2You) Peinture

Posté le 22.09.2007 par malicious
...Un peu crasseux... Mais c'est l'intention qui compte...
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