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Monde où Ombres et Lumières, Souffrances et Joies se tiennent par la main...En une ronde mortelle... Description audio !
Catégorie : Blog Journal intime Date de création :
17.11.2006 Dernière mise à jour :
17.11.2007
Elle était perdue dans le flot discontinu de ses pensées qui l'entraînaient dans d'insondables abysses et la torturaient de souvenirs au goût aigre, lorsqu'un petit cri étoufé se fit entendre. Elle se releva péniblement et chercha d'où pouvait bien provenir l'étrange bruit. Un long sentier bordé de fleurs et de ronces se trouvait devant elle. Un très long chemin dont elle distinguait à peine l'achèvement. Elle s'y engagea et commença à marcher sous la pluie encore battante, observant le paysage qui devenait de plus en plus lugubre et menaçant. Elle marcha, toujours assaillie par un passé douloureux qui à chaque pas était comme des milliers d'aiguilles s'enfonçant derrière sa rétine. Elle marcha, et la nuit tomba, brusquement, sans prévenir.
"Mais où suis-je...?, pensa-t-elle. Mais où...?"
"Mais à Isidore, voyons, pauvre humaine pathétique."
"Qui a parlé...? Qui êtes-vous...?"
"Ne sais-tu que poser des questions ? Moi, je suis tout et à la fois rien. Insaisissable et insinué. Corrosif et purificateur." déclara fièrement la voix.
"Je ne comprends pas..."
"Si tous avaient compris, je ne serai pas là ! A ton tour de te présenter, Poussière !"
"Je m'appelle Lucie Faire. J'ai 23 ans et..."
"Le temps n'est que méprise, coupa l'autre. Que fais-tu donc ici, Mortelle inconsciente ?"
"Je ne sais pas... Je ne sais plus..." sanglota-t-elle, faisant un immense effort pour tenir encore debout, sur cette route boueuse.
"Le service de la douane est vraiment défaillant ces jours-ci, dit-il, ne semblant s'adresser à personne en particulier. Il faudrait que je pense à parler au Directeur."
Puis à Lucie : "Je dois te laisser. Les affaires m'appellent. Surtout ne t'écarte jamais de la voie... Jamais..."
Elle n'eut pas le temps de lui poser une autre question qu'à nouveau un silence pesant s'était installé... Pesant... Si pesant...
Misérable Pion qui observe le dur Roi,
Tandis que le dévisagent ses compagnons
Quoi ?! Il n'a même pas le courage, la foi
D'aller pour pourfendre le Blanc, totale déraison !
Non, il n'a pas envie de tuer ses semblables
Pour de soi-disantes valeurs, ces fables
Non, il ne veux pas qu'on joue avec ses ficelles
Et qu'on l'entraîne dans un combat éternel !
Mais le Fou le pousse au centre du plateau
Il se retrouve en face d'eux, les méchants,
La vilaine race qui a souillé leur eau
Celle-ci qui tuerait sans hésiter ses enfants !
Alors le Pion regarde l'orgeuilleuse Dame,
Le Cavalier, la Tour, et prononce l'infâme,
L'horrible, l'impensable, les mots tant détestés :
"Je vous pardonne. Bande d'ignorants. Tas d'enfoirés !"
Avant de s'enfuir en courant de l'échiquier...
Il pleuvait ce jour là. Les gouttes d'eau tombaient dans le ciel assombri par les nombreux nuages, dont la couleur variait entre le gris et le noir. Il se lambrissait par instants fugaces d'éclairs qui le déchiraient sans aucune pitié. Au milieu de ce chaos, assis sur un banc, se trouvait une femme. Seule. Elle paraissait belle. De cette beauté naturelle et non pas superficielle comme la plupart de ses semblables. Ses cheveux noirs cachaient une partie de son visage humide. Mais ce n'était pas les larmes de l'averse. C'était celles de l'amour. Elles coulaient le long de sa joue douce et délicate, avant de s'écraser sur le sol, se mêler à l'autre liquide, et fondre dans l'océan. Soudain elle se leva, fit quelques pas en titubant, puis s'effondra par terre, au milieu du clapotis des gouttes, dans ce parc vide de joie, où les arbres semblaient aussi empreints de tristesse, leurs branches s'élevant piteusement vers le ciel sombre, tels des mains implorantes. La jeune femme se mit à crier. Inutilement. Seuls deux pinsons perchés en haut d'un lampadaire l'entendirent et s'envolèrent effrayés. Elle resta là allongée pendant une dizaine de minutes, l'eau pénétrant en elle et mouillant le tissu dont elle était vêtue.
Il pleuvait... Et elle pleurait... Seule avec elle-même. Si seule... En compagnie de sa plus perfide ennemie...
J'ai décidé d'ouvir la Chronique du Soleil Noir. Le premier texte paraîtra demain si j'ai le temps. C'est une sorte de nouvelle que j'écris au jour le jour.
Je sais... Je te vois assise sur ce banc, une rose à la main. Un vent tiède caresse tes cheveux. Je sens une sorte de langueur qui te saisis. Tu penses. Tu penses à cet homme que tu veux rencontrer. Que tu rencontreras. C'est Lui tout simplement. Des gens étranges l'appellent "Prince Charmant", voire "Utopie". Mais tu sais que c'est Lui. Unique. Ces mêmes gens croient que tu attends... Pour rien. Mais tu n'attends pas pour rien. Tu attends pour Lui. Et Lui est tout. Parfois tu rêves de ce personnage. Excuse. De Lui. Donc parfois tu rêves de Lui, le soir, une fois tes paupières closes, une fois entrée dans une douce léthargie. Tu rêves que Lui aussi t'attends et qu'un jour vos étroits sentiers se croiseront. Tu Lui murmures : "Est-ce Toi ?". Et il ne te réponds pas. Tu lis la réponse dans ses yeux. Dans ce regard pétillant de joie, de bonheur absolu, de soulagement. Ton coeur est nu devant ce regard. Et c'est de même pour Lui. Vous coeurs s'assemblent... Et se ressemblent... Je sais...
Les Hordes rampantes descendent
Pour se repaître de Leur Sang
En d'innombrables morbides Offrandes
Que la Dissenssion a nourri constamment.
Les Portes des Refuges ploient
Sous la Colère apocalyptique
Les Horreurs se rassemblent en une Voix
Qui crache son Venin maléfique.
Une affreuse Pestilence envahit le Monde
Qui n'est plus que démesurée Violence
Où s'entend la Rage qui gronde
Un pas vers la Dégénérescence.
Le Peuple court et souffre
Vibre de tous ces Supplices
Et plonge qu'un peu plus dans le Gouffre
Menant à leur Fin dans ces Abysses.
La Confusion prend les douceureux Rênes
De Leur Perte avertie et négligée
Ils ne sont que Vermines rongées de Haine
S'entretuant en de meurtrières Journées.
Les Enfants essayent de se cacher
De l'Incendie qui progresse
Mais leurs petits Corps sont retrouvés calcinés
Une Innocence que le Mal blesse.
La Chair des Arbres devenue putride
Sert de Nourriture aux Bêtes peureuses
Et la Surface de l'Eau se ride
A cause de la Mer houleuse.
Ils sont simplement noyés par la Peur
Et se débattent vainement
Contre les Epines d'une Fleur
Dont ils ont cru contrôler l'Achévement.
Toutes Pensées deviennent noires
Un Sacrifice sans Délivrance
Le Courage étant plié par le Désespoir
Et s'accomplit l'ultime Vengeance...
L'infinissable... Déchéance...