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malicious
Description du blog :
Monde où Ombres et Lumières, Souffrances et Joies se tiennent par la main...En une ronde mortelle...
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Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
17.11.2006
Dernière mise à jour :
17.11.2007
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The Sleeper

Posté le 15.09.2007 par malicious
The Sleeper

At midnight, in the month of June,
I stand beneath the mystic moon.
An opiate vapor, dewy, dim,
Exhales from out her golden rim,
And, softly dripping, drop by drop,
Upon the quiet mountain top,
Steals drowsily and musically
Into the universal valley.
The rosemary nods upon the grave;
The lily lolls upon the wave;
Wrapping the fog about its breast,
The ruin molders into rest;
Looking like Lethe, see! the lake
A conscious slumber seems to take,
And would not, for the world, awake.
All Beauty sleeps! - and lo! where lies
Irene, with her Destinies!

O, lady bright! can it be right -
This window open to the night?
The wanton airs, from the tree-top,
Laughingly through the lattice drop -
The bodiless airs, a wizard rout,
Flit through thy chamber in and out,
And wave the curtain canopy
So fitfully - so fearfully -
Above the closed and fringed lid
'Neath which thy slumb'ring soul lies hid,
That, o'er the floor and down the wall,
Like ghosts the shadows rise and fall!
Oh, lady dear, hast thou no fear?
Why and what art thou dreaming here?
Sure thou art come O'er far-off seas,
A wonder to these garden trees!
Strange is thy pallor! strange thy dress,
Strange, above all, thy length of tress,
And this all solemn silentness!

The lady sleeps! Oh, may her sleep,
Which is enduring, so be deep!
Heaven have her in its sacred keep!
This chamber changed for one more holy,
This bed for one more melancholy,
I pray to God that she may lie
For ever with unopened eye,
While the pale sheeted ghosts go by!

My love, she sleeps! Oh, may her sleep
As it is lasting, so be deep!
Soft may the worms about her creep!
Far in the forest, dim and old,
For her may some tall vault unfold -
Some vault that oft has flung its black
And winged panels fluttering back,
Triumphant, o'er the crested palls,
Of her grand family funerals -
Some sepulchre, remote, alone,
Against whose portal she hath thrown,
In childhood, many an idle stone -
Some tomb from out whose sounding door
She ne'er shall force an echo more,
Thrilling to think, poor child of sin!
It was the dead who groaned within.

Edgar Allan Poe



--

Poème Emprunté

Posté le 12.06.2007 par malicious

Je serai triste comme un saule
Quand le Dieu qui partout me suit
Me dira, la main sur l'épaule:
"Va-t-en voir là-haut si j'y suis..."
Alors, du ciel et de la terre
Il me faudra faire mon deuil
Est-il encore debout le chêne
Ou le sapin de mon cercueil?

S'il fallait aller au cimetière
Je prendrais le chemin le plus long
Je ferais la tombe buissonnière
Je quitterais la vie à reculons...
Tant pis si les croque-morts me grondent
Tant pis s'ils me croient fou à lier
Je veux partir pour l'autre monde
Par le chemin des écoliers

Ici-gît une feuille morte
Ici finit mon testament
On a marqué dessus ma porte :
"Fermé pour cause d'enterrement"
J'ai quitté la vie sans rancune,
J'aurai plus jamais mal aux dents :
Me voilà dans la fosse commune,
La fosse commune du temps

Georges Brassens (merci Lucie).

Les Corbeaux

Posté le 07.06.2007 par malicious
Les Corbeaux


Seigneur, quand froide est la prairie,
Quand dans les hameaux abattus,
Les longs angélus se sont tus...
Sur la nature défleurie
Faites s'abattre des grands cieux
Les chers corbeaux délicieux.

Armée étrange aux cris sévères,
Les vents froids attaquent vos nids !
Vous, le long des fleuves jaunis,
Sur les routes aux vieux calvaires,
Sur les fossés et sur les trous,
Dispersez-vous, ralliez-vous !

Par milliers, sur les champs de France,
Où dorment les morts d'avant-hier,
Tournoyez, n'est-ce pas, l'hiver,
Pour que chaque passant repense !
Sois donc le crieur du devoir,
0 notre funèbre oiseau noir !

Mais, saints du ciel, en haut du chêne,
Mât perdu dans le soir charmé,
Laissez les fauvettes de mai
Pour ceux qu'au fond du bois enchaîne,
Dans l'herbe d'où l'on ne peut fuir,
La défaite sans avenir.


Arthur Rimbaud.

La Fontaine de Sang

Posté le 22.04.2007 par malicious
Il me semble parfois que mon sang coule à flots,
Ainsi qu'une fontaine aux rythmiques sanglots.
Je l'entends bien qui coule avec un long murmure,
Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure.
A travers la cité, comme dans un champ clos,
Il s'en va, transformant les pavés en îlots,
Désaltérant la soif de chaque créature,
Et partout colorant en rouge la nature.

J'ai demandé souvent à des vins captieux
D'endormir pour un jour la terreur qui me mine;
Le vin rend l'oeil plus clair et l'oreille plus fine!

J'ai cherché dans l'amour un sommeil oublieux;
Mais l'amour n'est pour moi qu'un matelas d'aiguilles
Fait pour donner à boire à ces cruelles filles!

Charles Baudelaire

Poème d'une amie...

Posté le 20.03.2007 par malicious
Tu les a cherchés ces trésors enfouis
Là-bas, tout au fond du puit
Tu as creusé longtemps, je crois
Et pourtant, cela n'a rien donné

Tu as dû souffrir, tu as dû te battre
Pour vaincre ce sentiment folâtre
Celui de ne pas se sentir aimé
Mais uniquement seul et isolé

Tu l'as écoutée cette petite voix
Qui te sussurait à chaque fois
De garder les yeux ouverts
Pour enfin comprendre cette misère

Mais toi, tu as choisi l'ignorance
A défaut de ce que moi je pense
Tu as fait ce choix précipité
De te replonger dans le passé

Alors tu as clos les paupières
Sans assimiler les valeurs que tu perds
A abandonner son âme au souffle du vent
A fermer ton coeur devant le soleil levant

Je te pleurerai, tu sais...
Mais tu ne le sauras jamais
Et à chaque fois que je lèverai les yeux
Je verrai tes larmes, fondues dans les cieux...

*****Une amie***** [Merci énormément à elle]

La Vie...

Posté le 16.02.2007 par malicious
La vie est un cadeau qu'il faut rendre,
Et la joie devrait naître de sa possesion
Elle est sacrément trop courte, voilà la réalité.
Difficile à accepter, cette procession terrestre
Jusqu'aux ténèbres finales est un voyage accompli,
Un cercle complet, une oeuvre d'art sublime,
Une douce mélodie, une bataille gagnée.

[Le livre des douleurs dénombées]

Tiré de La Cache du Diable, Dean Koontz

Vautour... Prends ton envol...!

Posté le 04.02.2007 par malicious
Le vautour est ton blason
Brillant oiseau de proie
Des grands espaces, il serait le roi.

Ton refuge fut l’air
Pour l’aiglon
Que tu fus, impérial
Fils de Napoléon.

Royal
Rapace diurne, intelligent
Comme l’aigle
Prince des airs.

Rapide et puissant
Comme un fauconneau
Tu te prenais pour le roi du monde.

Urubu, petit vautour d’Amérique
Au plumage et à la tête noirs
Ou grand condor
Vautour du Nouveau Monde.

Mais ton apparence deviendra le miroir
d’un animal fabuleux et mythique
doté du corps du lion
Et de la tête et des ailes de l’aigle
Le Griffon !
Et le jour où ils te bagueront
Tu seras alors
Le Seigneur des Anneaux.

[Texte écrit par une amie... Merci. La photo est prise par elle également]

Nemo...

Posté le 29.01.2007 par malicious
Nemo

This is me for forever
One of the lost ones
The one without a name
Without an honest heart
as compass

This is me for forever
One without a name
These lines the last endeavor
To find the missing lifeline

{Refrain:}
Oh how I wish
For soothing rain
All I wish is to dream again
My loving heart
Lost in the dark
For hope I'd give my eveything

My flower, withered between
The pages 2 and 3
The once and forever bloom
gone with my sins

Walk the dark path
Sleep with angels
Call the past for help
Touch me with your love
And reveal to me my true name

{au Refrain}

Oh how I wish
For soothing rain
Oh how I wish to dream again

Once and for all
And all for once
Nemo my name forever more

Nemo sailing home
Nemo letting go

By Nightwish

[Voilà... Superbe chanson de Nightwish... Les paroles sont superbes, tout comme la musique... Euh... Pour ceux qui ne comprennent pas l'anglais... Bah... Tant pis... Mais non... Cliquez http://www.lacoccinelle.net/traduction-chanson-8142-.html... Mais je ne sais pas si c'est bien traduit...]

Malicious

Poème d'Ely... [Bravo]

Posté le 27.12.2006 par malicious
(Son corps s'affaisse
Tombe sur le sol
Déjà les rats sortent de la glaise
Et courent manger cette chair molle)

[Suite inventée par Ely...]

Le soldat court, sans relâche
Ensorcelé par cette lumière intense
Il le parcourt, ce couloir sans attaches
Il y repense, à cet ignoble potence !

Soudain, il regarde en arrière
Une force l’interpelle
On a entendu ses prières
Penché sur son corps, quelqu’un l’appelle.

Une voix vêtue d’inquiétude
Résonne dans sa tête
La bataille a été rude
Mais ici, rien ne s’arrête.

Les souffrances reviennent
Il les ressent dans tout son corps
Des hommes le retiennent
Il a quitté les affres de la mort.

Toute ces douleurs refont surface
Mais avec elles, surgit autre chose
Quelque chose d’inégalé montre sa face
...... la vie ... avec son air morose ...

Ely

Baudelaire...

Posté le 06.12.2006 par malicious
Voici un grand poète, un maître pour tout ceux qui en écrivent... Je vous prie d'acceuillir... Charles BAUDELAIRE... Je me suis beaucoup inspiré de lui et c'est donc la moindre des choses de lui faire un peu de place dans mon blog. Je vais vous présenter le poème que j'ai le plus aimé dans son oeuvre, Les Fleurs du Mal. C'est le premier poème de cette oeuvre.

Au lecteur

La sottise, l'erreur, le péche, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine.

Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches;
Nous nous faisons payer grassement nos aveux,
Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,
Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.

Sur l'oreiller du mal c'est Satan Trismégiste
Qui berce longuement notre esprit enchanté,
Et le riche métal de notre volonté
Est tout vaporisé par ce savant chimiste.

C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent.
Aux objets répugnants nous trouvons des appas;
Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas,
Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.

Ainsi qu'un débauché pauvre qui baise et mange
Le sein martyrisé d'une antique catin,
Nous volons au passage un plaisir clandestin
Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.

Serré, fourmillant comme un million d'helminthes,
Dans nos cerveaux ribote un peuple de démons,
Et quand nous respirons, la Mort dans nos poumons
Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.

Si le viol, le poison, le poignard, l'incendie,
N'ont pas encore brodé de leurs plaisants dessins
Le canevas banal de nos piteux destins,
C'est que notre âme, hélas! n'est pas assez hardie.

Mais parmi les chacals, les panthères, les lices,
Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents,
Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants,
Dans la ménagerie infâme de nos vices,

Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde!
Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes, ni grands cris,
Il ferait volontiers de la terre un débris
Et dans un bâillement avalerait le monde.

C'est l'Ennui!- L'oeil chargé d'un pleur involontaire,
Il rêve d'échafauds en fumant son houka.
Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat,
Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère!


Charles Baudelaire


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